Montricher albanne73

Montricher albanne73

participation "habitante"

Publié le par bernard Tetaz
Publié dans : #politique

Poisson ou pas poisson d'Avril ?

A la lecture du DL du samedi 01 avril 2017 j’ai bien cru à un poisson d’avril, sachez qu’il n’en est rien, le service de l’eau sera géré en délégation de service public !

source DL 01/04/2017

En réalité, la gestion publique de l’eau ne coûte rien à la collectivité Les réseaux appartiennent aux communes, qui ne font que les déléguer au gestionnaire du service de l’eau. . Les employés et les ingénieurs, qu’ils travaillent pour le public ou le privé, sortent des mêmes écoles. « Enfin, quand il y a une économie d’échelle, c’est au profit de dividendes reversés aux actionnaires puisqu’en moyenne la gestion privée est toujours de 25 % plus chère que le coût de revient au m3 en régie publique »,

 

Il serait plus sage d’aider les usagers plutôt que de rémunérer les actionnaires.

Presque partout, l’exploitation publique en régie se révèle plus intéressante pour les usagers que la délégation à des entreprises privées. Ces dernières facturent en effet leur service nettement plus cher : de 20 % à 40%.

 

Le principe de la gestion publique est de fonctionner à l’équilibre, alors que l’essence même des contrats de délégation de service public est de générer une marge pour pouvoir financer les capitaux privés investis dans l’entreprise et rémunérer les actionnaires.

En régie, ce sont les élus qui décident annuellement du prix du service.

 

Un contrôle démocratique accru fait aussi partie des exigences. Chez un opérateur privé, la comptabilité, malgré l’intervention d’un commissaire aux comptes, demeure interne à l’entreprise. Une régie, elle, est soumise à la comptabilité publique.

Le conseil d’administration de la régie peut également être ouvert aux représentants du personnel, qui possèdent une voix délibérative, et aux associations de consommateurs, garantissant ainsi un contrôle citoyen sur les actes de gestion.

Parler du seul prix sans évoquer les investissements serait une erreur. Une régie publique ne faisant pas de profits, tous les bénéfices de l’exploitation sont réinvestis dans le service. Pourquoi ne pas transformer le service de l’eau de saint jean de Maurienne en régie intercommunale, qui conduirait à un succès local qui s’inscrirait dans une tendance nationale : l’intérêt pour un retour en gestion publique progresse. En une petite décennie, plus de 300 communes sont passées d’une gestion semi privée à une gestion en régie publique.

 

Je vous convie à relire mon article en date du 23 octobre 2016 en cliquant sur le lien ci dessous.

http://www.montricheralbane73.com/search/eau/3

Voir les commentaires