Montricher albanne73

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participation "habitante"

Publié le par bernard Tetaz
Publié dans : #points de vue et contributions
sentier d'Albanne à Valloire

sentier d'Albanne à Valloire

Les travaux reprennent sur la route de l’Echerenne

“Errare humanum est, perseverare diabolicum”

Locution latine qui signifie « L'erreur est humaine, persévérer [dans son erreur] est diabolique »

 

Concernant la reprise des travaux sur la route de l'Echerenne ,l’option du seul tracé existant répète les erreurs du passé. Il est urgent de vérifier avant qu’il ne soit trop tard si ce choix reste bien, comme le prétendent toujours les 2 communes et comme l’attendent certains  usagers : le choix le plus rapide d’exécution, le moins cher, le plus respectueux de l’environnement et le plus sécurisé.

Nous en sommes encore à chercher quelle pourrait être la meilleure voie de passage pour franchir cette montagne. Cet état de fait devrait inciter à la plus grande des modesties.Le tracé actuel ne répond en rien : ni dans sa configuration ni dans son coût de réalisation et d’exploitation future.

En date du 15 septembre 2017 Monsieur le Maire de Valloire faisait savoir à la municipalité de Montricher Albanne par courrier, que : les raisons de cette piste sont le désenclavement de Valloire l’hiver et une sorte de bouclage de sécurité avec le centre de secours.
La réalité est plus simple", mais plus vraie;  ce projet ne semble de nature à apporter aucune solution adaptée à la question des transports entre Albanne et  Valloire.

 

Albanne est séparé du bassin de Valloire par la longue croupe rocheuse du « Rocher de L’Echerenne », au nom évocateur : c'est une gigantesque écaille de calcaires, où les couches, plongeant suivant la pente, ont donné lieu à de grands écroulements qui découpent la barre en tours ruiniformes.

Ce massif préalpin fut traversé par un chemin muletier aménagé et utilisé au mieux par nos ancêtres, en fonction de leurs capacités techniques et de leur organisation, permettant depuis des siècles des relations entre Albanne et Valloire.

L’état du paysage, tel qu’il peut apparaître, aujourd’hui, à un observateur est le résultat d’une évolution sur plusieurs décennies, au cours de laquelle l’action humaine a été un moteur de la dynamique, souvent régressive. L’impact humain s’est traduit par une déstabilisation et un dysfonctionnement des écosystèmes entraînant une accélération des mécanismes d’évolution naturel et des coûts de réalisation et d’entretien.

Persister dans cette solution inefficace serait une grave erreur. En systémique, on appelle cela « faire plus de la même chose » et en attendre quelque chose de différent.

À l’heure actuelle où la montagne tente d’opérer une reconversion touristique pour laquelle les questions d’accessibilité sont centrales. Peut-on se permettre d’autoriser les gens à se rendre dans des endroits potentiellement dangereux, et donc, d’en assumer la responsabilité ?

Des alternatives sont encore possibles à "ce projet très mal engagé",

Les travaux reprennent sur la route de l’Echerenne

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